Tempête de sable sur Sydney.
23 septembre 2009

Réveil à 8h. Etrangement, le jour n’est pas rentré dans ma chambre. Le soleil semble étrangement fade, pâle. Je tire le rideau et me trouve confronté à une étrange vision. L’air est jaune, une brume toxique flotte dans l’air. Le ciel est embrasé d’un rouge orangé. On ne perçoit plus le sommet des buildings et respirer est suffocant.
Normal puisque l’on respire du sable… assez désagréable. De grandes bourrasques s’engouffrent dans les rues, faisant voler les grains et poussières qui trainent. Apparemment, cette tempête sableuse viendrait de “somewhere in the middle”… Oui, je vois ce que vous voulez dire.
Il faudra attendre le milieu de la matinée pour que le ciel se dégage et se drape à nouveau de bleu, laissant tomber cette tenture post apocalyptique. Le vent quand à lui ne cessera pas et quelques rafales se font encore sentir alors qu’il est 18h.
Je ne parlerai pas de l’état de mon nez après avoir marché une demie heure en ville…

Annonce de dernière minute… promo du blog de César !
22 septembre 2009
Début de stage…
22 septembre 2009
21 Septembre donc… premier jour chez Amnesty International Australia.
J’arrive donc pour 9h, j’entre dans un building à taille humaine, seulement 3 étages. Immeuble moderne, je monte au premier, fait face à une grande porte en verre avant d’entrer. Personne si ce n’est la secrétaire. J’attends 5min avant de voir arriver une autre stagiaire de Sciences Po Rennes. Elle me briefe rapidement, me dit de me poser devant un pc en attendant un responsable. Celle ci arrive peu de temps après et me fait visiter. Les locaux sont grands, modernes, pour ne pas dire “branchés” en mode grand loft d’acier, moquette et panneaux de bois blancs. Les plafonds sont nus, il y’a des affiches au mur, des cartons par terres, des bibliothèques. Une cuisine même. Rien n’est fermé, pas de véritables bureaux, même la cuisine n’est pas vraiment séparés de ceux-ci.
Finalement, je me pose devant un pc, sur lequel je vais faire une “formation”… autant dire que cela est carrément lourd. Il s’agit de répondre à des questions tout en lisant les fondamentaux de l’équipe des réfugiés d’AI. Le tout en faisant de vagues recherches histoire d’étendre nos connaissances. Bref, on survole le droit australien, internationale, les Nations Unis, tout cela en parallèle avec la question des réfugiés, demandeurs d’asile et j’en passe. Tout le monde est d’accord pour reconnaitre que cela est pénible. Mais la suite semble en valoir la peine.
L’ambiance… comment dire. Détendue. On peut regarder ses mails (régulièrement), errer sur le net, aller se prendre une tasse de café. En un mot, c’est flexible et il semblerait qu’il en aille de même pour les horaires et jours de congé. Tant mieux ! Nous verrons la semaine prochaine ce que cela donnera. Un réfugié est venu pour s’entretenir avec l’un des membres et obtenir une protection. Je n’ai entendu que quelques bribes mais cela à l’air poignant, plein de responsabilités.
Lien photo !
20 septembre 2009
Début de récit vers l’Australie
20 septembre 2009
20 Septembre 2009… Voila 6 jours que j’ai quitté nos chères contrées et tout ce qu’elles contiennent et retiennent.
Je suis enfin installé, après un long périple. Evidemment, aller jusqu’à Sydney prend du temps, 2 jours, au moins une trentaine d’heures de voyage, c’est le minimum. Sauf si bien sur vous rencontrez un typhon à Honk Kong. Forcément là, on passe du simple au double. Il s’en suit nécessairement tous les petits désagréments qui vont avec, du type une perte de temps magistrale afin de trouver un logement. Vous voyez bien où je veux en venir. Alors oui, certains me diront que j’aurais du prévoir plus large. En effet !
Départ donc lundi 14 de l’aéroport de Bordeaux. Difficile à réaliser, encore que mon estomac le fasse assez bien pour ma conscience. Deux heures de route avec pour tout ventre un sac de noeuds. Agréable. Ceux qui me connaissent, notamment les compagnons de route landais à destination de Bordeaux auront devinné qu’avec seulement 20kg de bagage autorisés, j’allais excéder le poids. J’ai donc droit à un superbe sac plastique Air France du genre de ceux qui vous sont donnés pour y mettre des surgelés. “C’est pas très esthétique mais à 30€ le kilo supplémentaire…” me dit le guichetier. En effet, peu importe alors ! Je décharge alors une partie de l’un de mes sacs pour atteindre les 22kg. Etiquettes et c’est parti, je ne les retrouverai qu’en Australie.
Embarquement dans environ 1h. Un jus d’orange dégluti comme je le pouvais, ma gorge ne tolérant qu’à peine ce filet désaltérant. Je passerai le passage où je sors une dernière fois pour prendre l’air, des larmes séchées par le vent perlant sur mes joues etc… 9h55. Direction le terminal, embarquement prévu dans 10min. Ultime adieu avant de passer le portique de sécurité. Le décollage a été l’apogée du malaise, du mal du pays.
Bordeaux, Paris, Honk Kong… Tout se passe très bien, somnifères aidant. Il ne reste plus qu’une dizaine d’heures, il sera mardi, 20h et j’y serai. C’eut été trop beau. Tyhphon à Honk Kong, ce qui donne lieu à un premier retard. Il pleut des cordes. Nous finissons par décoller pour atterrir 2h plus tard à Manille. Nous apprenons alors qu’un des deux réacteurs est en rade. Il fait presque nuit, les techniciens ne sont pas la. Direction le Sofitel Philipines Plaza de Manille
après avoir été confiné dans le terminal durant une bonne heure. Chaleur accablante en sortant de l’aéroport (forcément, il fait 40°C). Cet imprévu est donc largement compensé par un hotel hautement luxueux, totalement aseptisé où le personnel est à notre botte. Chacun de nous dispose d’une suite (pour l’annecdote, les produits douche sont signés Hermès).
Nous ne voyons rien de Manille si ce n’est l’eau qui ressemble à une décharge à ciel ouvert et le matin une vague de brume ou de pollution flottant au dessus du cbd. Réveil à 4h du mat par la réception, un papier glissé sous nos portes indique que le départ est prévu pour 9h. Petit déj copieux (toutes les viennoiseries que l’on veut, breakfast et j’en passe. Un petit plus pour l’omelette faite sous nos yeux avec les ingrédients choisis par nos soins). Donc, nous quittons l’hotel, arrivons dans notre terminal et apprenons à 9h que le vol est reporté à 10h car les ingénieurs vérifient le réacteur. Idem à 10h, puis à 11h. Finalement, nous embarquons vers 13h30. Ouf ! Que nenni… une personne a été hospitalisée la veille. Il s’agit probablement de la grippe. Qui dans l’avion manifeste des symptomes ? Encore une heure donc pour évacuer 4 personnes. Suite à cela, le commandant nous annonce enfin que nous partons, l’avion quitte le terminal et avance sur la piste. Avant de faire demi tour en raison d’une porte “mal fermée”… rassurant ? Accessoirement, un membre de l’équipage était malade. Il fallait donc faire venir des technicien, débarquer le malade. 15h, nous avançons de nouveau sur le tarmac et décollons. Arrivée prévue vers minuit, 7h de vol au moins si tout se passe bien. Evidemment, ils se sont bien gardés de nous dire que l’aéroport de Sydney fermait à 21h, et ils auront beau tout faire pour obtenir des autorisations, nous atterrirons à Brisbane. On recommence tout le cirque, bus, hotel, suite, petit dej… rapide tour dans Brisbane, le temps de voir d’étranges oiseaux ressemblant curieusement à des dodos. Cette ville à l’air dynamique, humaine et sereine. Nous décollons avec 30min de retard, ce qui est devenu négligeable à ce niveau là, nous somme jeudi 17…
Sydney, enfin ! Il fait chaud. Je prend un taxi avec un autre français qui va dans la même direction. Arrêt à Haymarket, central station, dans une auberge de jeunesse. Première nuit dans un dortoir de 8 lits. (Je l’ai mal vécu). A 18h je dormais. Lever à 6h… (jamais je n’ai été si matinal spontanément !). Je me dirige alors vers une autre auberge où je tente d’avoir une chambre individuelle. Manque de bol, ils n’en ont pas avant le lendemain. J’opte pour le dortoir 4 lits pour la première nuit et la “single room” pour la seconde.
Reprise du récit…
Je vais donc me décharger de mes bagages dans la chambre avant de partir pour Bondi… visiter un appart. Le seul que je visiterai d’ailleurs. C’est l’occasion de prendre le train, de banlieue, oui, parce que tout ce qui est à 15min du cbd c’est la banlieue. Mais n’allez pas entendre la banlieue à la française, ahah, oh non, loin de là. On arrive ici dans la banlieue huppée, un peu le Palm Beach de Sydney, c’est la plage où il fait bien d’être vu. J’embarque donc à Central Station, direction Bondi Junction. La gare est immense, on s’y perdrait aisément. Plus de 6 dollars l’aller retour, ouai ça fait mal. Sans compter le trajet en bus pour éventuellement aller jusqu’à la plage, bref, on tape facilement dans le 8 dollars, si ce n’est 10. Arrivée à Bondi Junction, je descends, de l’air après avoir passé 15 min sous terre. Si les distances ont l’air courtes sur la carte, c’est une autre affaire pour les pieds… J’arrive donc après 30min de marche devant l’immeuble. J’appelle, on m’ouvre, je monte. Je passe la description de la brésilienne m’ayant ouvert la porte… peut etre un argument de vente. L’appart est cool, on ne voit pas la plage mais elle est à 15min de marche. Il y’a de l’espace (normal c’est presque vide), lumineux. Il faut partager la chambre avec un Irlandais. Soit, je prends. La réponse doit m’être donnée dans l’aprem. Elle n’arrivera finalement que le lendemain. Ce sera fatal. J’enchaine ensuite par quelques formalités ô combien ennuyeuses. Achat d’un portable, ouverture d’un compte. Tellement ennuyeuses que j’en oublie mon passeport à la banque. Je ne m’en rendrais compte qu’en revenant à l’auberge, après avoir parcouru George St de long en large (et dieu sait si elle est immense cette “rue”). Heureusement j’ai réussi à y retourner rapidement et il était bien la. Ouf !
Seconde nuit à Sydney. Repas avec une française, une belge et une américaine. Les anglos saxons me fascinent de par leur propension à s’étonner de tout en le faisant clairement comprendre par une exclamation de type “oh my god!”. Oui, c’est fou. Pour 9 dollars, du poulet, du pain, du fromage, de la salade, le tout réuni en une sorte de sandwich accompagné de frites (il y’en a partout, même avec les lasagnes… ahah). Il doit être au moins 21h, il est temps de se coucher. Oui, décalage oblige, sans commentaire. Cependant, je reporte afin d’avoir une petite conversation avec une lointaine personne…
Lendemain, déménagement dans la single room ! Enfin un petit havre d’intimité. Puisqu’elle ne sera libre qu’à midi, j’en profite pour aller acheter une recharge pour mon portable (la croix et la bannière pour le faire fonctionner). J’arrive alors à joindre Gwladys, désespéré que j’étais, et que je vais voir dans l’après midi. La rédemption ! Il reste des places dans sa coloc. J’appelle le propriétaire, nous fixons un rendez-vous le lendemain à 10h ! Sauvé, j’emménage demain. Petit tour vers King Cross, nous rencontrons Marie-Claire qui travaille dans une pâtisserie française avant d’aller à la plage, Bondi Beach. 17h et ça commence à cailler, nous nous réfugions (honte sur moi) dans un McDo, ma foi sympa pour un prix correct.
Ultime nuit à l’auberge, j’apprécie ma minuscule chambre. Hâte d’être au lendemain matin pour déménager… Nuit paisible et réveil frais. Bagages, check-out, taxi et c’est parti pour le 144 Flinders St. Il y’a un marathon, le chauffeur décide dans un élan d’altruisme de me laisser quelques mètres avant afin de ne pas me surtaxer en restant dans les bouchons. Mario, le propriétaire arrivera une trentaine de minutes en retard pour cette même raison. Surprise, il connait la France, et particulièrement le Sud-Ouest. A son avis, Biarritz et la cote basque ressemblent étrangement à la côte australienne. Pour le peu que j’en ai vu, je suis assez d’accord, rocailleux, découpé, même teinte, des plages encerclées et… du surf. J’opte pour la chambre au 3ème, meublée, frigo, tv, grand lit. Cool ! Je défais donc mes valises, soulagé d’avoir enfin un endroit où me poser. Je profiterai de l’après midi pour me rendre sur les lieux de mon stage, dans le quartier de Chippendale (oui, oui, étrange). Une demie heure de marche donc, mais la balade est sympathique, à l’exception peut être de la portion dans le CBD, quelque peu suffocante. Encore qu’il faille remonter Albion St au retour, ce qui n’est pas non plus de tout repos. Le dénivelé n’est pas très sympa lui, surtout lorsque l’on sait qu’il représente facilement un quart du chemin. Mais bon, après tout, cela ne fait pas de mal. Le soir je rencontrerai Louis, l’un des coloc, venant de Hollande. La barrière de la langue ne permet pas de contact très avenant, il faut se contenter d’échanger quelques banalités, mais je ne désespère pas.
Voila les premières impressions de ma première semaine australienne.
